UN PONT SUR LA SEINE OU QUELLES ALTERNATIVES POUR ASSURER DES MOBILITÉS D'AVENIR ?

Un viaduc sur la Seine - Un projet du passé

Le 15 mai 2019, le conseil départemental de l’Essonne lançait une première consultation publique sur son projet pour un nouveau franchissement de la Seine entre Vigneux-sur-Seine et Athis-Mons devant permettre une meilleure desserte du bassin d’emplois d’Orly / Rungis depuis la rive droite de la Seine.
 

La présentation de ce projet très peu détaillée sur le plan technique et financier, met toutefois en évidence de manière précise son tracé sur le territoire de Vigneux-sur-Seine et d’Athis-Mons et propose deux options de raccordement à la RN6, sur le territoire de Montgeron.

Tracé proposé par le département de l’Essonne

> Fin 2019, le président du département, François Durovray donnait son accord à la poursuite des études pour ce projet qui provoque de nombreuses 

inquiétudes chez les habitants de Vigneux-sur-Seine et Athis-Mons.

> Notre territoire situé au Nord-Est du département de l’Essonne, manque de toute évidence de traversées de la Seine.

> Il n’existe seulement que trois ponts sur plus de 10 km entre Villeneuve-Saint-Georges et Evry (6km entre le pont de Villeneuve-Saint-Georges et celui de Juvisy et 4km entre Juvisy et le pont d’Evry).

> En comparaison, il faut actuellement 21 minutes (donnée de la fiche horaires SNCF-Transilien) pour parcourir en RER, les 18km de Montgeron à la Gare de Lyon.

> L’intention principale du projet porté par le département de l’Essonne est de relier la RN6 au niveau de Montgeron, au plateau d’Orly au niveau du rond-point de l’avenue Henri Dunant (D118) à Athis-Mons. Soit un ouvrage gigantesque d’une longueur totale de plus de 3,5km (dont 1,3km entre Athis et la gare de Vigneux) qui enjambe un dénivelé de 50m de haut. Un ouvrage comparable dans son envergure au viaduc de l’autoroute A15 à Gennevilliers.

> Mais notre territoire manque avant tout cruellement d’infrastructures robustes de transports publics qui puissent devenir des moyens de déplacement attractif et rapide, une alternative efficace face à un réseau routier déjà entièrement saturé.

> Si les usages et modes de déplacements sur cet ouvrage sont restés ouverts à la discussion au cours de la consultation, il apparait totalement irréaliste et irresponsable de laisser croire qu’un viaduc de cette nature puisse être utilisé de manière confortable, par des piétons et cyclistes.

> Les liaisons transversales de banlieue à banlieue sont aujourd’hui pour ainsi dire inexistantes ; tout particulièrement entre la rive droite de la Seine et le bassin d’emplois d’Orly / Rungis. Et le projet de développement des transports du Grand Paris Express a totalement ignoré notre territoire.

> Il ne pourra finalement satisfaire que la circulation des véhicules individuels motorisés et des poids lourds.

> Une heure en moyenne est le temps nécessaire pour parcourir en transport en commun à peine 10km qui sépare Montgeron d’Orly / Rungis (Durée moyenne du trajet donnée par le moteur de recherche Vianavigo d’IDF Mobilité). Il n’est guère plus rapide, voire plus long en voiture.

Pont de Gennevilliers - 1,6 km de long et 49,5 mètres de haut - Construit entre 1976 et 1978

Sur le plan environnemental et écologique, ce franchissement d’un autre temps est une aberration. Il devrait enjamber un secteur pavillonnaire historique d’Athis-Mons et dévaster un espace boisé et le jardin botanique Paul Jovet, tous deux classés en Zone N (zone naturelle à préserver) dans le PLU de la commune.

Plan de zonage du PLU d’Athis-Mons et photo aérienne du site – Indication du tracé du viaduc et localisation des gares de Vigneux-sur-Seine et d’Athis-Mons

La création et le tracé de ce franchissement de la Seine tel qu’il est imaginé par le Département, ne pourra qu’aggraver à long terme la situation du trafic routier, accroitre la pollution atmosphérique et engendrer une dégradation irréversible de la qualité paysagère et environnementale du site, sans apporter de solution viable à la desserte locale, ni au développement des mobilités durables comme par exemple, la connexion en transport en commun des deux branches de la ligne de RER D avec le RER C. Les gares de Vigneux-sur-Seine et Athis-Mons ne sont distantes que de 900m.

 

L’impact pour Montgeron est considérable. La RN6 étant depuis des années totalement saturée, cette infrastructure routière va ramener un flux incontrôlable de véhicules dans les quartiers de la Glacière et du Réveil Matin, sans pour autant apporter de solution à la réduction du trafic sur la RN6 et à Villeneuve-Saint-Georges.
 

Le développement des transports en commun, la solution d’avenir

pour le désenclavement de notre territoire

  • Le projet tel qu’il est envisagé mérite donc plus de transparence sur son impact sur l’environnement et sur son réel usage.

  • 100M€ est le coût estimé par le département pour la réalisation de cet ouvrage.

  • Cet argent public devrait être investit prioritairement dans le développement de transports publics structurants et efficients pour désenclaver notre territoire.

Plan du réseau de transports en commun structurants projetés en IDF. Cette carte montre l’absence de nouvelles lignes de transports sur notre territoire

Le seul investissement d’avenir, efficace et écologique pour améliorer l’accessibilité du pôle d’activité d’Orly / Rungis et du pôle de recherche du Plateau de Saclay depuis la rive droite de la Seine, est le renforcement sur notre territoire, des transports en commun structurants (Métro, RER, Tram). C’est la seule solution pour réduire durablement le trafic routier.

Il est donc indispensable et de la responsabilité de nos élus locaux de soutenir auprès de la région et de l’état, le prolongement de la ligne 18 du Grand Paris Express vers Vigneux-sur-Seine / Montgeron / Villeneuve-Saint-Georges et
d’étudier
le prolongement de la ligne de Tram T7 (Villejuif-Louis Aragon/ Juvisy) vers Draveil, Vigneux-sur-Seine et Montgeron.

Hypothèses pour le prolongement de la ligne 18. 

Carte publiée dans un article du Parisien du 21 avril 2017

Plan du réseau de Tram en service et prolongements en projet

UN PONT CITADIN POUR RELIER LES CITOYENS
 

> Afin de pallier au déficit de liens entre la rive droite et la rive gauche de la Seine, la réalisation d’un nouveau pont est tout à fait souhaitable.


> Un pont de proximité entre les deux rives qui permette prioritairement la continuité des mobilités douces (piétons et vélos) et la desserte locale en transport en commun, offrant des liaisons par bus ou tram entre les gares d’Athis-Mons (RER C) et de Vigneux-sur-Seine (RER D), afin de désenclaver notre territoire et apporter une alternative à l’unique desserte actuelle de la rive droite par le RER D.

La continuité
des mobilités douces (piétons
et vélos et transports publics)

Pont Beatus-Rhenanus sur le Rhin entre Kehl et Strasbourg – Un pont long de 275m, reservé aux piétons, cycliste et tram – Coût de l’ouvrage : 24M€

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Crédit photos : Raphaël Rippe-Pignaud

Photographie au drone : Hélices et Caméra

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